Barzingault

25-01-2026 – Salle du Foyer Culturel, Pulligny | Chanson française.

Barzingault a habité à Clairlieu (comme moi) pendant son adolescence, il est donc clairlocois. Il a grandi dans ce lotissement naissant de 1500 pavillons à l’écart de tout dans les années 70. Rien pour bouger, rien pour s’amuser, pas de commerce à part trois pauvres wagons des Coop disposés en « U » et des pavillons à perte de vue à peine construits et en construction. Un lieu pas trop clair où il ne se passait strictement rien culturellement parlant, si ce n’était qu’aider nos parents à terminer leurs travaux de second œuvre pour leur petit nid douillet, afin qu’ils nous y élèvent et nous y voit grandir, ce qui était un magnifique programme en soi pour eux et pour nous in fine. Cà je les compris beaucoup plus tard. Bref nos ami.es Anne & Pascal de Pulligny nous proposent de venir le voir ce dimanche après-midi et évidemment que j’accepte avec grand plaisir. Le « pas encore » Barzingault des années 70 avec son look de baba cool et ses lunettes rondes à la John Lennon avec qui j’ai pris le (bus n°) 46 pendant des années dans les années 70 – 80 et à qui je n’avais jamais adressé la parole à l’époque. Vingt ans ans que je le vois tourner un peu partout dans le coin et ailleurs. J’aurai eu mille occasions d’aller le voir mais voilà la chanson française ce n’est pas le genre de concerts que je vais voir en général, c’est un euphémisme. Pour en arriver là où je veux en venir, c’est que ce concert a été l’élément déclencheur de venir le voir avec tout une bande de potes. Un concert avec en filigrane Higelin, Thiéfaine, Brassens, Desprosges, plein d’humour autour de la politique, de la gauche évidemment, des mains tendus vers la droite de la droite de la droite, de la gente féminine pas toujours très léger d’ailleurs, mais aussi autour de beaucoup de sujets sociétaux, du temps qui passe, de la télé de Papa, traités entre deux chansons. Barzingault chante, raconte, déconne derrière son piano avec le public (la salle est pleine à craquer et lui rend bien) tandis que son, qui en est une en fait, accordéoniste et son guitariste assurent graves derrière lui. Un concert qui va passer comme une lettre à La Poste et dans lequel Thierry Lhuillier devenu Barzingault n’oubliera pas ses origines avec ce titre intitulé « Clairlieu » où je vais immédiatement poser des images, des sentiments, me rappeler des copains (très peu en fait), des conneries que j’ai faites avec eux dans ce lotissement au milieu de nulle part, au milieu de la forêt proche, au milieu des champs éventrés. Bref une fois de plus Barzingault a parfaitement su me rappeler toute cette époque de mon adolescence. J’ai pu échanger avec lui sur toute cette période où il a joué au foot avec mon frangin Didier et se rappeler ne pas avoir connu (du tout) ma sœur Manue. Un dimanche après-midi très sympa avec les potos et une véritable madeleine de Proust, vous l’aurez compris en ce qui me concerne…Bien vu cette idée Anne, ce fût un très bon moment partagé et merci pour l’invit avant et après le concert, de ce chanteur à la gouaille intarissable.

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